Photo : Hélène Surrel, vice-présidente de la Commission Vie étudiante de la CGE et directrice de Sciences Po Lyon, et Christophe Prévot, chargé de la vie associative et étudiante à Sciences Po Bordeaux
Sciences Po Bordeaux accueille cette année le séminaire vie étudiante de la Conférence des grandes écoles, pouvez-vous nous en dire plus ?
Hélène SURREL : Le séminaire vie étudiante de la Conférence des grandes écoles est le rendez-vous annuel des directrices, directeurs et responsables vie étudiante de ses écoles membres. Il vient clore l’année académique mais est aussi un temps d’échange et de convivialité qui nous projette déjà sur la suivante ! Chaque année une école différente accueille notre petite mais dynamique communauté. Sciences Po Bordeaux nous a rassemblé pour cette édition répartie sur trois journées, alternant conférences, tables rondes, ateliers, sessions de formation et moments de partages. Le programme des activités a été pensé de manière à pouvoir proposer aux participants un riche éventail de sujets tout en leur laissant le temps d’échanger entre collègues sur les problématiques qu’ils gèrent au quotidien.
Parmi les temps forts de cette édition, hormis la canicule qui s’est invitée sur le séminaire, la séquence consacrée à la présentation d’un moyen métrage réalisé par des étudiants sur le sujet de l’addiction à l’alcool en lien avec la banalisation de pratiques festives et collectives, a fortement impressionné le public présent qui a pu débattre avec le réalisateur et l’équipe du film venus expliquer leur démarche.
Quelles thématiques sont abordées et discutées lors de ces rencontres ?
Hélène SURREL : Outre le format des interventions, c’est naturellement les sujets abordés durant le séminaire qui incitent les membres de la commission Vie étudiante à prendre la route jusqu’à Bordeaux, depuis les quatre coins de la France, de Brest à Strasbourg et Lille, en passant par Paris, Lyon, Grenoble et Marseille, pour n’en citer que quelques-uns !
Le choix des thématiques prolonge les réflexions menées dans les 3 groupes de travail de la commission, à savoir, le GT Vie associative, celui dédié à l’engagement étudiant et enfin celui consacré à la prévention des risques. Un coup de projecteur a ainsi été donné sur les problématiques psychosociales, en particulier le sujet des addictions et celui du sexisme. Il s’est aussi agi d’apporter des réponses concrètes à des sujets techniques comme la CVEC. La réflexion sur la façon d’intégrer la notion d’engagement étudiant dans le parcours en école ou le débat sur les rythmes et temps scolaires ont contribué à répondre au besoin d’intégrer toujours davantage les élèves dans la vie de l’école. Comme souvent, le succès de ces dispositifs et initiatives passe par une mobilisation de tous les acteurs, dans et hors l’établissement.
Quels sont les grands enjeux à venir sur les questions de vie étudiante, selon vous ?
Hélène SURREL : L’environnement étudiant est l’un des piliers de la spécificité du modèle « Grande école ». Rappelons que les Grandes écoles forment les cadres et dirigeants des organisations publiques et privées de demain, afin qu’ils soient en capacité de répondre aux nombreux défis qui les attendent. Si les écoles de la CGE ont pour objectif de les préparer aux métiers qu’ils choisiront, elles se sont également données pour mission de former des citoyens concernés et impliqués, conscients des évolutions sociétales, environnementales et technologiques auxquels ils sont déjà confrontés eux-mêmes. L’attention portée par les écoles en matière d’ouverture sociale, d’inclusion, d’égalité femmes-hommes, etc. répond non seulement à l’impérieuse nécessité de s’ouvrir à un plus large public étudiant, mais elle a aussi une vertu formatrice en inculquant aux élèves des Grandes écoles les valeurs à défendre quand ils seront en responsabilité.
Enfin, la jeunesse n’est-elle pas ce qui fonde la richesse des sociétés humaines et la garantie de sa pérennité ? Une raison supplémentaire pour la placer au cœur de nos actions et de nos projets.
