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Sciences Po BordeauxLe livre des 70 ans

Beaucoup d’images, de mots, de souvenirs, de noms aussi. Le Livre des 70 ans de Sciences Po Bordeaux raconte, à plusieurs voix, l’histoire d’une institution dont la mission première a résisté à l’épreuve du temps : former des élèves pour leur donner le plus d’atouts possibles dans leur vie d’adultes.

Contrairement à ce que les stéréotypes peuvent laisser croire, il n’y a jamais eu de trajectoires de vie rectilignes pour les diplômés de l’Institut. Même les carrières apparemment les plus prévisibles réservent parfois de véritables surprises. C’est ce que raconte cet ouvrage qui, outre des témoignages et des portraits, du doyen diplômé en 1949 au plus jeune sorti en 2014, s'efforce de contextualiser les 70 années de l’histoire de l’Institut, de présenter quelques-unes des caractéristiques de l’École et d’évoquer le souvenir d’événements qui sont autant de marqueurs de la vie de Sciences Po Bordeaux : les Rencontres Sciences Po Bordeaux / Sud Ouest ; le Critérium Inter-IEP sans oublier l’évocation des huit directeurs qui ont conduit cette école en sept décennies. C’est à eux, à toutes celles et tous ceux qui y ont travaillé, depuis 1948, aux plus de dix mille anciennes et anciens élèves qui ont étudié à Sciences Po Bordeaux, que ce livre est dédié.

LE LIVRE DES 70 ANS PARTIE 1 : 1948 - 1988

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LE LIVRE DES 70 ANS PARTIE 2 : 1988 - 2018

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La mémoire en partageSciences Po Bordeaux (1948-2018)

À l’occasion des 70 ans de Sciences Po Bordeaux, celui qui a dirigé l’Institut entre 1985 et 1998 a décidé de mettre sa mémoire en partage. Instructif, rafraîchissant et réjouissant.

Pierre Sadran y tient. Il le dit d’emblée, dans un prologue enlevé et percutant : « Ceci n’est pas une histoire de l’IEP de Bordeaux », à la manière de Magritte et de sa pipe… : « Ce n’est pas une histoire de Sciences Po Bordeaux, même-si-ça-y-ressemble. (…) Ce livre n’est donc qu’un témoignage. Mon témoignage, celui d’un spectateur engagé, à des titres divers, sur la longue durée de l’institution dont il est question ». Il a eu une riche idée de « faire coutume » (belle expression kanak) avec sa mémoire et de nous la proposer en partage. D’abord parce qu’on découvre que les souvenirs font aussi l’histoire de l’institution et que la suite de celle-ci,  pour reprendre les mots de l’actuel directeur, Yves Déloye, terminant sa préface de l’ouvrage, est « celle de son XXIe siècle, avec gourmandise et ambition.»

Il y a deux ouvrages dans ce livre pour autant d’une remarquable unité. La première partie est un récit, une forme d’auto-histoire, précisément documenté où l’universitaire traite du « cas Sciences Po Bordeaux » avec la méthode d’un chercheur, la rigueur d’un scientifique et la pédagogie d’un enseignant. La seconde partie du livre, précieusement titrée « Spicilège », se présente comme un abécédaire sensible et subjectif de Sciences Po Bordeaux avec un peu plus de 50 entrées, d’« Anciens élèves » à « Zizanies ». Les 54 « entrées » de son « Dictionnaire enamouré » foisonnent d’anecdotes, de souvenirs émus et surtout partagés, alternent entre sérieux et plaisanteries, entre surprises et conventions, entre humour et humeur, toujours avec humanité.

SADRAN (Pierre), La Mémoire en partage, Sciences Po Bordeaux (1948 – 2018), préface Yves DÉLOYE, coll. « Territoires du politique », éd. Le Bord de l’Eau, 2018, 302 p, 20 €.

À voir ou à revoir !

Pierre SADRAN a accepté de se prêter au jeu du Grand oral des Rencontres Sciences Po Bordeaux / Sud Ouest ! Il était le premier invité de la 35e saison, son Grand oral a eu lieu le vendredi 19 octobre chez notre partenaire Mollat (Station Ausone).

(Re)voir la Rencontre avec Pierre Sadran

Sciences Po BordeauxNotre histoire

Créé en 1948 et installé au centre de la métropole bordelaise, Sciences Po Bordeaux a déménagé en 1967 sur le campus universitaire de Pessac-Talence-Gradignan au sud de la métropole aquitaine. Il a été déclaré « Institut d’Études Politiques d’équilibre » en 1964 par rapport à celui de Paris, avec son homologue de Grenoble. Cette situation particulière lui a permis d’augmenter considérablement son potentiel de recherche et de formation.

Une image forte à partir d’un solide ancrage historique

Les différents directeurs de Sciences Po Bordeaux (au nombre de huit de sa création à aujourd’hui : Maurice Duverger ; Marcel Merle ; Albert Mabileau ; Claude Émeri ; Pierre Sadran ; Robert Lafore ; Vincent Hoffmann-Martinot, et depuis 2016 Yves Déloye) ont tous eu à cœur de défendre et de moderniser l’établissement. Dès 1948, la liste des enseignants à Sciences Po Bordeaux montre le souci de la qualité des intervenants et celle des savoirs. On y trouve en effet les professeurs Jacques Ellul (célèbre essayiste et penseur critique de la « société technicienne ») ; Yves Renouard (médiéviste) ; Jean Stoetzel (le fondateur de l’IFOP) ; Jean-Marie Auby (l’un des plus grands juristes français à partir des années 50 ou encore Robert Escarpit (dont le billet « Au jour le jour » a été présent à la une du « Monde » plus de 20 années durant). Cette origine d’emblée placée sous le signe de la qualité et de l’autonomie puisque très tôt l’Institut d’Études Politiques de Bordeaux va s’affirmer comme une grande école reconnue sur le site universitaire bordelais mais également comme un établissement à forte notoriété nationale et internationale.

La recherche en science politique : un enjeu stratégique

Dès 1958 la création du Centre d’Étude d’Afrique Noire (CEAN) avec le concours du CNRS et de la FNSP (Fondation nationale des sciences politiques) va asseoir la réputation scientifique de Sciences Po Bordeaux. Les liens historiques, politiques, intellectuels entre Bordeaux et l’Afrique sub-saharienne n’ont pas été pour rien dans cette première création d’un centre de recherche consacré à ce continent. Même si cette UMR (unité mixte de recherche CNRS, Sciences Po Bordeaux, Université de Bordeaux) a changé de nom pour s’appeler désormais LAM (Les Afriques dans le Monde) elle est, plus que jamais aujourd’hui une référence internationale de premier plan.

De la même manière, le Centre d’Études et de Recherche sur la Vie Locale (CERVL) créé à l’aune des années 70 et devenu aujourd’hui le Centre Émile Durkheim (CED) est une UMR hautement réputée dans le monde pour les questions de sociologie politique et de politique comparée entre autres. Le rôle et la place de la recherche à Sciences Po Bordeaux sont désormais unanimement reconnus comme stratégiques. L’ECPR (European Consortium for Political Research) ne s’y est pas trompé puisqu’il y a tenu, pour la première fois en France en septembre 2013, son congrès mondial regroupant, à Sciences Po Bordeaux, plus de 3.000 chercheurs venus du monde entier pendant 4 jours.

Une tradition remarquable : celle des succès aux concours administratifs

Même si aujourd’hui Sciences Po Bordeaux a su diversifier non seulement son recrutement mais aussi ses débouchés, l’Institut a longtemps été identifié comme une école de préparation aux concours administratifs de catégorie A des différentes fonctions publiques. Avec ses 20 parcours de spécialisation offerts aux étudiants en 4e et 5e années d’études, Sciences Po Bordeaux, désormais prépare bien plus aux « métiers du privé » qu’à ceux du « public ». Il n’en reste pas moins que l’établissement a toujours conservé un savoir-faire exceptionnel en la matière. Son Centre de Préparation à l’Administration Générale [CPAG] et sa préparation ENA, intégrées à l’établissement, en font l’un des tout meilleurs établissements français pour réussir les concours administratifs les plus difficiles et les plus prestigieux.

© Galerie de portraits éditée par Marc Large.

  • Maurice Duverger, directeur de Sciences Po Bordeaux de 1948 à 1957
  • Marcel Merle, directeur de Sciences Po Bordeaux de 1957 à 1967
  • Albert Mabileau, directeur de Sciences Po Bordeaux de 1967 à 1977
  • Claude Émeri, directeur de Sciences Po Bordeaux de 1977 à 1985
  • Pierre Sadran, directeur de Sciences Po Bordeaux de 1985 à 1998
  • Robert Lafore, directeur de Sciences Po Bordeaux de 1998 à 2007
  • Vincent Hoffmann-MArtinot, directeur de Sciences Po Bordeaux de 2007 à 2016
  • Yves Déloye, directeur de Sciences Po Bordeaux depuis 2016

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