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École doctorale

L’École doctorale "Sociétés, Politique et Santé Publique (SP2)", est issue de la fusion de deux écoles Doctorales accréditées jusqu’au 31/12/2010 : ED208- Ecole doctorale de Science Politique de Bordeaux (Université Montesquieu-Bordeaux IV/Sciences Po Bordeaux), et ED303- Sciences sociales, société, santé (Université Bordeaux Segalen), avec Santé Publique issue de l’ED154- Sciences de la Vie et de la Santé (Université Bordeaux Segalen).

Ce regroupement a pour objectif de structurer et consolider les liens existants entre sciences sociales, science politique, sciences humaines et santé publique et de construire un dispositif clair, compréhensible, fondé sur la coopération et la volonté d’offrir aux étudiants en thèse et aux enseignants-chercheurs et chercheurs les meilleures conditions de travail et de professionnalisation. Cette école doctorale a pour objectif de bâtir, sur la base des équipes de recherche et des laboratoires existants et accrédités dans les disciplines concernées et avec le soutien actif des établissements porteurs, un pôle qualitativement et quantitativement puissant et structurant autour de société, politique, homme et santé publique.

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Avis de soutenance

Hugo CANIHAC - Science politique

Hugo CANIHAC, soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés, La fabrique savante de l'Europe Une archéologie du discours de l'Europe communautaire (1870-1973), dirigés par Monsieur Yves DÉLOYE.

Soutenance prévue le lundi 19 juin 2017 à 14h00, Sciences Po Bordeaux | Salle Copernic

Composition du jury proposé :

  • M. Yves DELOYE, université de Bordeaux / Sciences Po Bordeaux, Directeur de thèse
  • M. Olivier COSTA, CNRS / Centre Émile Durkheim, Examinateur
  • M. Antoine VAUCHEZ, Université Paris 1, Rapporteur
  • Mme Florence DELMOTTE, Université Saint Louis Bruxelles, Rapporteur
  • Mme Pascale LABORIER, Université Paris Nanterre La Défense, Examinateur
  • M. Serge AUDIER, Université Paris-Sorbonne, Examinateur

Mots-clés : Construction européenne,Histoire des idées,Sociologie historique des sciences

Résumé : Cette thèse prend pour objet la construction d'un discours politique et social nouveau - celui de l'Europe communautaire. Ce processus est appréhendé comme le résultat du travail de multiples collectifs d'acteurs politiques et savants. Ces collectifs ont contribué à l'invention du vocabulaire communautaire, d'une part, et à la normalisation de certains savoirs et interprétations des Communautés, d'autre part. Il s'agit alors de mettre en lumière les conditions historiques de ce travail collectif dans deux Etats fondateurs de la construction européenne - la France et l'Allemagne. L'enjeu est d'explorer tout à la fois les conditions de possibilité de l'innovation politique et les conditions de légitimation d'un objet politique nouveau. En mobilisant des sources historiques variées, ce travail retrace les carrières dans les débats communautaires de deux des définitions largement utilisées pour définir l'Europe communautaire jusqu'à aujourd'hui - la "supranationalité" et "l'économie sociale de marché". L'étude croisée de leurs usages permet d'examiner les controverses politico-académiques dans lesquelles l'Europe communautaire a été définie comme type institutionnel distinct (de l'Etat-nation) et comme mode de gouvernement spécifique (du marché). A rebours de l'hypothèse d'une "révolution communautaire", la thèse invite à réinscrire l'invention communautaire dans le temps plus long de la construction des Etats nationaux et de leurs savoirs. A l'opposé d'une lecture génétique de la construction communautaire comme déploiement d'un sens défini depuis les années 1950, elle donne à voir la diversité des interprétations et des savoirs qui ont été produits et se sont affrontés dans les premières, et identifie les conditions de leurs succès différenciés.

Alexandra STRUK - Science politique

Alexandra STRUK, soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés, La construction des politiques de l'autisme : Concurrence des acteurs et arbitrage de l'Etat, dirigés par Madame Marion PAOLETTI et Robert LAFORE.

Soutenance prévue le mardi 27 juin 2017 à 13h30, Sciences Po Bordeaux | Salle Copernic

Composition du jury proposé :

  • Mme Marion PAOLETTI, université de Bordeaux, Directeur de thèse
  • M. Pierre-Yves BAUDOT, Université de Picardie, Rapporteur
  • M. Thierry BERTHET, Centre Émile Durkheim, Examinateur
  • Mme Brigitte CHAMAK, CERMES3, Examinateur
  • M. Robert LAFORE, Sciences Po Bordeaux, CoDirecteur de thèse
  • M. Ghislain MAGEROTTE, Université de Mons, Rapporteur

Mots-clés : Autisme, capacitation, Advocacy Coalition Framework, coalitions de
causes, mobilisations, controverse

Résumé : Cette thèse interroge les processus de construction de la réalité à l’œuvre lors de l'émergence du problème politique de l'autisme. Un mécanisme largement bottom-up s'est imposé, sous l'impulsion déterminante de "coalitions de causes" (notamment celle des associations de parents) qui ont opéré un véritable travail de capacitation et d'expertisation pour s'approprier des travaux de recherche, contester la légitimité du pouvoir médical, revendiquer des droits auprès des pouvoirs publics en utilisant différentes armes, médiatiques, et judiciaires principalement. Expliquer pourquoi l'autisme est devenu un problème politique au milieu des années 1990 jusqu'à être reconnu "grande cause nationale" en 2012 suppose d'analyser, sur un temps long, les processus qui changent le statut de l'autisme (d'un problème familial d'abord, social ensuite, politique enfin) et en définissent les traitements publics possibles.

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