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Rencontres Sciences Po / Sud Ouest 2015/2016

Face-à-face Virginie Calmels / Alain Rousset

22/10/2015 | 17h00-19h00

Face-à-face
Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux en charge de l'économie, de l'emploi et de la croissance durable
Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, président de l'association des Régions de France, député de la Gironde

 

Revivez le débat du 22 octobre qui a marqué l'ouverture de la saison 2015-2016 des Rencontres Sciences Po / Sud Ouest :

Grand oral de Vincent Lindon

5/11/2015 | 17h00-19h00

Vincent Lindon, comédien,

scénariste, réalisateur

Amphithéâtre Montesquieu | Sciences Po Bordeaux

Avec une filmographie de plus 60 films, Vincent Lindon est un des acteurs parmi les plus « bankables » du moment. Depuis sa participation dans le film de Paul Boujenah « Le Faucon », où il jouait le rôle d’un inspecteur (1983) jusqu’à l’interprétation de Thierry dans « La Loi du marché » qui lui permis d’obtenir le prix d’interprétation masculine au 68ème Festival de Cannes au printemps 2015, Vincent Lindon a enchainé les films magistraux : « La Crise » de Coline Serreau (1993), « Ceux qui restent » d’Anne Le Ny (2007), « Welcome » de Simon Calmat (2009) ou encore « Pater » d’Alain Cavalier (2011). Vincent Lindon est un acteur engagé dans son temps. S’il a pu incarner la « fragilité de l’homme contemporain » comme on a pu le lire dans une dépêche de l’Agence France Presse à l’occasion de la remise de son prix à Cannes, en mai 2015, c’est aussi la force d’une authentique personnalité qu’il incarne et qu’il ne manquera pas révéler lors de son Grand oral.

Crédit photo : K. Lagerfeld

Grand oral d'Alain Ehrenberg

10/12/2015 | 17h00-19h00

Alain Ehrenberg, sociologue, directeur de recherche, CNRS
CERMES3, Centre de Recherche Médecine, Sciences, Santé, Santé Mentale, Société, Université Paris Descartes, EHESS, CNRS, INSERM

Amphithéâtre Montesquieu | Sciences Po Bordeaux

En 2010 le sociologue Alain Ehrenberg, directeur de recherche au CNRS, publie « La Société du malaise » (Odile Jacob, 2010). Il n’en faut pas plus pour faire d’Alain Ehrenberg l’un des penseurs de la société française confrontée à une crise profonde, celle de l’égalité. Cette « crise de l’égalité » serait, selon lui, à rechercher dans l’incapacité de « la société à répondre au renouvellement des inégalités ». La réponse d’Ehrenberg se trouve dans l’individualisme devant permettre de retrouver des capacités d’action et d’assumer pleinement les choix personnels. Ce que dit Alain Ehrenberg des inégalités illustre l’essentiel de sa démarche intellectuelle : mise en perspective historique, compréhension des facteurs psychologiques, relations entre les individus et la société. « Les inégalités, écrit-il, concernent toujours les mêmes populations qu'auparavant mais avec une différence notable : alors qu'elles étaient vécues auparavant comme un destin collectif, elles sont désormais endossées comme un échec personnel ». Penseur complexe, auteur d’une œuvre âprement discutée et débattue, Alain Ehrenberg répondra aux questions d’un jury étudiant pour son grand oral dans le cadre de la série « Demain les savoirs » parrainée par le Crédit Mutuel du Sud Ouest.

En partenariat avec le Crédit Mutuel du Sud Ouest.

Rencontre décentralisée à Angoulême

Table ronde "Le dessin politique"

Un peu plus d’une année après la tragédie de Charlie Hebdo, les Rencontres Sciences Po / Sud Ouest, se souviennent. En contrepoint du Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême, elles traitent le jeudi 28 janvier 2016, de 15h à 17h, (Cité internationale de la Bande dessinée et de l’image, salle Nemo) du « dessin politique » en compagnie de dessinateurs, d’historiens et de dirigeants de la presse. Échangeront sur le sujet Nicolas Brimo, journaliste et administrateur du Canard Enchaîné ;  Pascal Ory, professeur d'Histoire contemporaine au Centre d'Histoire sociale du XXe siècle, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Plantu, dessinateur de presse au journal Le Monde, président de l'association Cartooning for Peace et Rodolphe Urbs, dessinateur et libraire. Reconnu en France comme un des éléments de la liberté d’expression, le droit de caricaturer donne souvent lieu à de nombreux débats. Sans doute du fait de la force et du talent des dessinateurs de presse dont les œuvres, dit-on avec juste raison, disent beaucoup plus long que certains éditoriaux !

En partenariat avec le Festival international de la Bande-dessinée et avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image.

Grand oral de Bertrand Delanoë

11/02/2016 | 17h00-19h00

Bertrand Delanoë, maire honoraire de Paris

Maire de Paris de 2001 à 2014, Bertrand Delanoë est né à Tunis le 30 mai 1950. Adhérent au PS en 1971 juste après le congrès d’Epinay, il incarne cette la génération des « Sabras » qui vont grandir en politique sous Mitterrand.

Entre Bizerte, la ville portuaire tunisienne, célèbre pour sa grande base militaire française où il va vivre toute son enfance et où il passe beaucoup de temps aujourd’hui et Paris, la ville de son cœur dont il fut maire pendant 13 années, Bertrand Delanoë est une des figures marquantes du Parti Socialiste entre 1980 et 2014. Membre de la « fameuse » « bande du 18ème (arrondissement) » où il est élu dès 1977 avec Lionel Jospin, Claude Estier et Daniel Vaillant, dans l’opposition à Alain Juppé maire de cet arrondissement en 1983 et réélu en 1989, Bertrand Delanoë a été député de 1981 à 1986 et sénateur de 1995 à 2001. À Paris qu’il emporte en 2001 face à une droite déchirée entre Philippe Séguin d’un côté et Jean Tiberi de l’autre, Bertrand Delanoë va multiplier les innovations, symboliques (« Paris-Plage » ; « Les Nuits blanches » - il est victime d’une très grave tentative d’attentat pendant l’une de ces « Nuits » en 2002) et structurelles (limitation de la circulation automobile, lutte contre la pollution, restructuration du quartier des Halles, politique de la petite enfance, etc.). Homme d’une très fine culture, Delanoë a toujours été un orateur talentueux « détecté » très tôt par François Mitterrand. Le futur président élu le 10 mai 1981 le fait venir de l’Aveyron où il est premier fédéral pour intégrer l’appareil national du PS en 1973. Il n’a pas 23 ans. Son grand oral va être, à n’en pas douter, un beau moment d’art oratoire. Même 43 ans après sa première « montée à Paris ».


En partenariat avec la librairie Mollat.

Grand oral d'Alain Finkielkraut

10/03/2016 | 17h00-19h00

Alain Finkielkraut, écrivain et philosophe

Né le 30 juin 1949 à Paris, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, philosophe et essayiste, Alain Finkielkraut a été reçu à l’Académie française le 29 janvier 2016.

« Il y a toujours en effet, chez vous, une frontière fragile et poreuse entre la dissidence héroïque et le dérapage plus ou moins contrôlé ; entre un solide bon sens et l’argument légèrement spécieux ; entre l’assurance de la raison et, devant l’objection de fond, l’art de botter en touche ; entre l’audace de l’indépendance, la liberté de l’esprit et le flirt avec la provocation ou avec la polémique, dont on se demande toujours si vous l’attirez comme la foudre ou la déclenchez comme l’éclair ». Pierre Nora, dans son discours de réponse à Alain Finkielkraut, lors de la réception de ce dernier sous la Coupole, a peut-être dit l’essentiel de cet auteur prolixe (près de 40 ouvrages édités). Il conviendra de se souvenir de ces propos en écoutant le grand oral d’Alain Finkielkraut. Mémoire qu’évoque le philosophe à son tour dans son hommage à Félicien Marceau, son prédécesseur au fauteuil 21 de l’Académie : « ce n’est certes pas que le temps est venu de tourner la page et d’enterrer le devoir de mémoire, mais qu’il faut impérativement sortir celui-ci de « l’œuf » où il a pris ses quartiers pour lui rendre sa dignité et sa vérité perdues ».

En partenariat avec la librairie La Machine à Lire.

Grand oral de Pierre Laurent

24/03/2016 | 17h00-19h00


Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du Parti de la gauche européenne (PGE), sénateur de Paris

À la question « qu’est-ce qu’être communiste aujourd’hui », le préambule des statuts du Parti Communiste Français répond clairement en évoquant les militant.e.s : « Leur engagement politique a pour raison d'être de promouvoir la pleine autonomie et le plein épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer, jusqu'à leur dépassement, toutes les formes sociales d'exploitation, de domination et d'aliénation. Des êtres humains libres, égaux et associés, c'est la conception révolutionnaire qu'elles et ils se donnent d'un communisme libérateur d'humanité ». C’est toute l’histoire mais aussi l’actualité du parti qui est ainsi présentée. Le PCF, première organisation politique française pendant de nombreuses années tant par le nombre d’adhésions que par ses résultats électoraux, a fêté ses 95 ans récemment. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF depuis 2010, sénateur de Paris, lointain successeur de Maurice Thorez, répondra à toutes les questions se rapportant à l’histoire du mouvement communisme en France, à celles portant plus spécifiquement sur son parti, hier et aujourd’hui et, au-delà, aidera à mieux comprendre les combats actuels du PCF et son ambition pour le futur, en France et dans le reste du monde.

Grand oral de Mémona Hintermann-Afféjee

07/04/2016 | 17h00-19h00

Mémona Hintermann-Afféjee, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, présidente des groupes de travail « Diversité », Jeunesse et Education »et « Affaires internationales », vice-présidente des groupes « Respect des droits et libertés » et « sport »

En partenariat et dans le cadre du Festival International du Film d'Histoire de Pessac

Dans leur premier ouvrage écrit à quatre mains, Mémona Hintermann et Lutz Krusche, (« Quand nous étions innocents », JC Lattes, 2009), Mémona rapporte qu’en feuilletant les cahiers de notes de son mari, grand reporter comme elle, une phrase d’un théologien allemand du XVIIIème siècle, F.C. Oetinger, retient son attention : « Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse de faire la différence ». Née dans une famille très modeste résidente au Tampon à la Réunion, d’un père indien musulman, Cassim Ismaël Afféjee et d’une mère créole d’origine bretonne, Mémona Hintermann qui n’a jamais fait mystère de sa foi catholique profonde, encore aujourd’hui, grandit au milieu de dix frères et sœurs. Lauréate d’un prix de l’ORTF en 1971, elle entame une carrière de grand reporter qui va la conduire dans le monde entier, sur les terrains de guerre mais aussi à la rencontre de tous les visages de l’humanité, des plus pauvres aux plus puissants. Sa route croise celle du dictateur libyen Khadafi. Elle dénoncera lors de la réception officielle de ce dernier en France, en 2007, la tentative de viol sur sa personne. Mémona Hintermann, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) depuis janvier 2013, est non seulement une grande dame du journalisme, c’est aussi une témoin passionnée des soubresauts des 40 dernières années du monde.

Rencontres Sciences Po / Sud Ouest 2014/2015

Table ronde "Le Sud-Ouest, quelle identité pour quels territoires?"

16/10/2014 | 15h00-19h00

La première Rencontre de la saison 2014-2015 est des plus particulières puisqu'elle sera l'occasion de fêter les 30 ans des "Rencontres Sciences Po/SUD OUEST".

Une exposition photo ainsi qu'une conférence exceptionnelle d'Hervé LE BRAS, démographe, directeur d'études à l'institut National d'Études Démographiques, professeur des universités à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, sont prévues pour l'occasion.

S'en suivra ensuite la première table ronde de la saison sur le sujet "Le Sud-Ouest, quelle identité pour quels territoires ?", avec la remarquable présence de Dominique BUSSEREAU, Alain ROUSSET et Yves HARTÉ. Ce "Jury" sera présidé par Jean-Bernard GILLES, journaliste au journal SUD OUEST.

La conférence d'Hervé le Bras :

La table ronde :

Grand oral de Heinz Wismann

20/11/2014 | 17h00-19h00

Philologue et philosophe allemand, directeur d'études émérite à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Heinz Wismann est né à Berlin en 1935. C'est un des grands penseurs européens actuels.

«On ne s’arrache pas si facilement, ni sans douleur, à une communauté constituée ou à un univers linguistique parfaitement délimité. L’appartenance à une communauté est si profondément liée à un besoin de solidarité, non seulement matérielle mais symbolique, qu’en refusant de s’enraciner, on renonce à cette ressource précieuse de la solidarité automatique qui donne toujours le sentiment d’être chez soi, entre soi, quelque part » (« Penser entre les langues », le dernier livre publié par H. Wismann, Bibliothèque des Idées, Albin Michel, 2012, p.47).

Heinz Wismann a contribué à faire connaître en France le grand philosophe allemand Walter Benjamin. Ami du philosophe Jean Bollack avec qui il partageait une même passion pour l’hellénisme, Wismann est considéré comme un des grands spécialistes contemporains de l’herméneutique (la théorie de l’interprétation des signes comme éléments symboliques d’une culture).

Heinz Wismann est l’invité du Grand oral des « Rencontres Sciences Po / Sud Ouest » traditionnellement organisé dans le cadre du Festival international du film d’Histoire de Pessac et consacré, cette année, à l’Allemagne. Il nous dira, entre autres, comment il a vécu l’arrachement qu’il évoque dans son dernier livre, nous parlera de la vision que les Allemands ont des Français et réciproquement et de sa conception de l’Europe.

Grand oral de Serge Klarsfeld

04/12/2014 | 17h00-19h00

L'infatigable combattant pour la sauvegarde de la mémoire de la déportation des Juifs de France est l'invité des « Rencontres ». En partenariat avec Mollat et le Mémorial de la Shoah.

 Serge Klarsfeld et son épouse Beate ont consacré leur existence à sauvegarder la mémoire des Juifs déportés et exterminés à partir de la France. Leur combat contre les nazis, la traque, entre autres, du SS Aloïs Brunner, commandant du camp de Drancy, responsable de l’extermination d’au moins un tiers des 75.000 Juifs de France, a été le combat de toute une vie.

Serge Klarsfeld, diplômé d’Histoire à la Sorbonne, de Sciences Po Paris, avocat reconnu, a entamé en 1975 la rédaction du « Mémorial des Juifs de France » qui fut publié en 1978. Cet ouvrage exhaustif, se présente comme un annuaire recensant tous les déportés juifs partis en convois vers les centres d’extermination depuis un camp d’internement implanté sur le territoire français. Complété et corrigé, le « Mémorial » a été réédité en 2012. Auteur de nombreux ouvrages, de la rafle des enfants d’Izieu à la recherche infatigable des criminels nazis, Serge Klarsfeld, né en Roumanie en 1935, président de l’association des Fils et Filles des Déportés juifs de France, a été élevé au rang de grand officier de la Légion d’honneur le 1er janvier 2014 par le président Hollande.

Son grand oral, dans le cadre des « Rencontres » est organisé en partenariat avec la Librairie Mollat et le Mémorial de la Shoah. Maître Klarsfeld, est, également, vice-président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Table ronde « Faut-il avoir peur des robots ? »

11/12/2014 17h00-19h00

"Demain les savoirs ?" Un temps fort annuel de réflexion prospective sur un thème de société déterminant pour l'avenir : "Faut-il avoir peur des robots ?"

En partenariat avec le Crédit Mutuel du Sud-Ouest, les Rencontres Sciences Po/SUD OUEST vous proposent cette table ronde avec Olivier Ly, chercheur au Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique ( LaBRI ), maître de conférences à l’Université de Bordeaux, Marina Maestrutti, docteure en épistémologie, histoire des sciences et des techniques, maître de conférences en sociologie à l’Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne, Jean-Bernard Perrein, médecin généraliste, Président de la commission e-santé de l’Union Régionale des Médecins Libéraux d’Aquitaine et Yassine Serhrouchni, responsable de secteur pour la société Génération Robots.

Grand oral de Catherine Millet

22/01/2015 | 17h00-19h00

Fondatrice et directrice de la revue « artpress », galeriste et critique d'art, Catherine Millet est une référence dans l'art contemporain. Elle est aussi « Catherine M » dont la publication de « la vie sexuelle » (Seuil) en 2001 a déchainé les passions. Son dernier ouvrage, magnifique, publié en 2014 s'intitule « Une enfance de rêve » (Flammarion).

« La vie sexuelle de Catherine M » figure parmi les plus grands « scandales littéraires français ». Ce « club » très fermé, qui aurait valu à son auteur de rejoindre en d’autres temps (pas si lointains) « l’Enfer » des bibliothèques et la censure de « la mise à l’Index », a permis de faire connaître du grand public une Catherine Millet très appréciée et redoutée du petit monde de l’art contemporain. Sa revue « artpress », crée en 1972, est unique en son genre. Elle traite de tous les domaines de l’art contemporain (littérature, cinéma, théâtre, arts plastiques bien sûr, danse, etc.) mais explore aussi les questions éthiques, religieuses, politiques dans leur rapport à l’expression artistique. De nombreuses grandes signatures contribuent régulièrement à « artpress ». La directrice de la publication, quant à elle, parallèlement à son activité littéraire, a été à maintes reprises commissaire d’exposition, au titre de la France par exemple dans des Biennales internationales, ou encore en qualité d’expert. Elle a, par exemple, co-dirigé une remarquable exposition sur Almodovar à la Cinémathèque de Paris (« Almodovar exhibition ! »). Grande spécialiste d’Yves Klein, elle a aussi publié sur Dali et, de manière plus étonnante, sur Charles Perrault, l’auteur des célèbres contes, à l’occasion du tricentenaire de la mort de l’auteur de « Riquet à la houppe » (2003). « La vie sexuelle de Catherine M » a eu un succès planétaire, traduit en plus de 45 langues et a rencontré, estime-t-on, plus de 2,5 millions de lecteur dans le monde entier.

Grand oral de Rudy Ricciotti

29/01/2015 | 17h00-19h00

Son nom est associé au Musée des Civilisations d'Europe et de Méditerrannée (MUCEM) de Marseille, mais s'il s'agit-là de son oeuvre la plus médiatisée c'est loin d'être la seule.

C'est lui qui a conçu l'immeuble blanc qui sera le plus haut du campus universitaire Talence-Pessac-Gradignan, à proximité de la station du tramway « Doyen Brus » et où sera installée la « médecine préventive ».

Le site internet de l’agence d’architecture de Rudy Ricciotti - www.rudyricciotti.com - révèle la diversité des créations de ce grand bâtisseur né en 1952 à Kouba (Algérie). Lauréat du grand prix national de l’architecture (2006), Rudy Ricciotti est installé à Bandol (Var), tout près de cette Camargue où il fut élevé et qu’il chérit plus que tout. Le « geste architectural » de Rudy Ricciotti est reconnaissable entre tous. Jouant habilement et subtilement entre les « vides » et les « pleins », il travaille la matière comme s’il s’agissait de fine dentelle ou de jiănzhĭ (les célèbres papiers chinois découpés), suspendant dans le vide des structures toutes plus audacieuses les unes que les autres, invitant la lumière à rentrer dans les plus petits interstices.

Dans son « book » on trouve aussi bien des écoles, des musées, des stades, des ponts. Citons, pêle-mêle, le centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence, la maison de l'emploi à Saint-Etienne, le pont du Diable à Gignac, le musée Cocteau à Menton, le département des arts de l'Islam au Louvre. Ce fils de maçon italien est « amoureux du béton » comme il se définit lui-même, ajoutant : « Je ne travaille pas le béton, c’est le béton qui me travaille ». Peut-être que parmi ses oeuvres, la plus touchante, la plus émouvante, est le « Mémorial du camp de Rivesaltes » (Pyrénées-Orientales). Rudy Ricciotti est un architecte qui pense la société tout autant que l’art des constructeurs, l’un des secrets les plus anciens de l’histoire de l’humanité.

Rencontre décentralisée "Lot-et-Garonne, terre d'immigration"

02/04/2015 | 15h00-17h00

Théâtre Georges Leygues, Villeneuve-sur-Lot.

Avec Naïma Charaï, conseillère régionale et présidente de l’ACSÉ, Manuel Dias Vaz, président du Réseau Aquitain pour l’Histoire et la Mémoire de l’Immigration, Guy Pervillé, professeur émérite d’histoire contemporaine et Pôleth Martine Wadbled, sociologue chargée de mission à l’association Mémoires Plurielles.

Grand Oral de Michel Barnier

Le grand public a découvert cet homme politique lors des JO d'hiver d'Albertville, en 1992. Depuis lors le Savoyard Michel Barnier a « fait la trace » et « ouvert des voies ». Jusqu'à sa dernière fonction officielle : Commissaire européen entre 2010 et 2014.

En 1982, à peine élu président du conseil général de Savoie, à tout juste 31 ans, Michel Barnier, gaulliste de cœur et de raison, s’engage aux côtés du champion olympique français Jean-Claude Killy (triple médaillé d’or en ski alpin aux JO de Grenoble en 1968) dans un challenge exceptionnel : faire qu’Albertville et toute la Savoie obtiennent d’accueillir les Jeux d’Hiver de 1992, les troisièmes jamais organisés en France depuis Chamonix (1924) et Grenoble (1968). Ensemble ils vont emporter ce formidable pari.

C’est ainsi que les Français font connaissance avec un grand jeune homme au regard bleu ciel, Michel Barnier, élu député à 27 ans en 1978, quatre fois ministre entre 1993 et 2009 et deux fois Commissaire européen. La première fois de 1999 à 2004 en charge des « politiques régionales », la seconde de 2010 à 2014 pour le « marché intérieur et les services ». Candidat à la candidature pour la présidence de la Commission européenne, lors des élections européennes de 2014, au titre du Parti Populaire Européen (PPE), il est écarté au profit du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Michel Barnier, homme des sommets savoyards, a connu d’autres sommets, ceux de la construction européenne.

Il vient en présenter les différentes faces, y compris les plus escarpées, au public des « Rencontres ».

Grand oral de Raphaël Pichon

19/03/2015 | 17h - 19h | Sciences Po Bordeaux

Raphaël Pichon, en résidence à L'Opéra National de Bordeaux depuis 2014 et lauréat des Victoires de la musique classique 2015, rencontre les étudiants de Sciences Po pour un Grand Oral.

Organisée en partenariat avec l'Opéra National de Bordeaux et la Librairie Mollat, la rencontre est animée par Catherine Darfay.

Rencontres Sciences Po / Sud Ouest 2013/2014

Consultez les archives et vidéos des Rencontres Sciences Po / Sud Ouest de la saison 2013/2014.

Grand oral de Bruno Le Maire

24/10/2013 | 17h00-19h00

Bruno Le Maire, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure et de l'Ecole Nationale d'Administration a été membre du gouvernement de 2008 à 2012.

Bruno Le Maire s’est confronté, tout au long de sa courte (il est né en 1969) et déjà remarquable carrière politique (secrétaire d’Etat à 39 ans) à la vérité du pouvoir. Sur cette question fondatrice pour tout acteur politique, dès les premières lignes de « Jours de pouvoir » publié en 2013, il écrit : « La vérité du pouvoir ne se trouve ni dans sa conquête, ni dans son bilan : la vérité du pouvoir est dans son exercice. (…) Le pouvoir échappe à la connaissance du public, qui le regarde avec un mélange de méfiance, de respect, de fascination et de crainte, sans trop savoir de quoi il retourne ». Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’Ecole Nationale d’Administration, agrégé de lettres modernes, germanophile, Bruno Le Maire a été d’abord diplomate puis conseiller du ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin (on le reconnait dans la fameuse bande-dessinée « Quai d’Orsay », sur les écrans le 6 novembre) qu’il a suivi à Matignon, en qualité de directeur de cabinet. Sur cette expérience au coeur du pouvoir, il a publié un remarquable ouvrage, « Des hommes d’Etat », chronique minutieuse des années immédiatement précédentes de l’élection présidentielle 2007 et du terrible duel entre deux « fauves » (pour reprendre le titre du documentaire de Patrick Rotman consacré à cette période), Sarkozy et Villepin. Nommé Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes en 2008, puis Ministre de l’Agriculture entre 2009 et 2012, élu député de l’Eure (Evreux) en 2007, Bruno Le Maire est, aujourd’hui, une des personnalités montantes de l’UMP. Agé de 48 ans à la prochaine élection présidentielle, ce passionné de musique qu’il définit comme une « incertitude », aura à coeur, au cours de la première « Rencontre Sciences Po / Sud Ouest » de l’année 2013-2014, d’évoquer quelques-unes de ses certitudes politiques et d’autres passions encore devant un jury d’étudiants présidé par Bruno Dive, éditorialiste.

Grand oral de Dai Sijie

21/11/2013 | 17h00-19h00

Dai Sijie est un cinéaste chinois qui vit en France depuis 1984. Son film le plus connu est « Balzac et la petite tailleuse chinoise ». Il est invité dans le cadre du 24ème Festival international du film d'Histoire de Pessac consacré, cette année, aux deux géants de l'Asie : la Chine et l'Inde.

Dans « Chine ma douleur », premier film de Dai Sijie, le romancier et cinéaste chinois montre le héros du film âgé de 13 ans, qui joue Mozart avec une sorte de flûte artisanale, se heurter à un commissaire politique inculte et idiot. Ce dernier lui demande ce qu’il joue. L’enfant (très inspiré de Dai Sijie lui-même) répond : « C’est Mozart… ça s’appelle « Mozart pense à Mao Tsé Toung »).

En 1966, alors que commence la Révolution culturelle chère au « Grand Timonier », les parents de Dai Sijie, « bourgeois réactionnaires » (ils sont médecins) sont internés. Ils vont rester dix ans en prison. En 1971, à 17 ans, Dai Sijie est envoyé lui aussi dans une commune populaire particulièrement isolée dans les montagnes du Sichuan pour sa rééducation politique. Il va y demeurer jusqu’en 1974 année où il peut rentrer chez lui. En 1976, à la mort de Mao, autorisé à entrer à l’Université de Pékin, Dai va y obtenir, sur concours, une bourse pour partir étudier à l’étranger. C’est ainsi qu’il choisit de venir à Paris et intègre en 1984 l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC) qui devient La fémis en 1986. Le premier long métrage de Dai Sijie, « Chine ma douleur » (1989), reçoit le prestigieux prix Jean-Vigo qui distingue souvent de jeunes réalisateurs. Il obtient la reconnaissance du grand public par son quatrième long métrage, « Balzac et la petite tailleuse chinoise » (2002), adapté du roman éponyme qu’il publie en 2000 (Gallimard) et qui va être couronné par plusieurs prix littéraires. « Balzac et la petite tailleuse chinoise », directement inspiré par les quatre ans que Dai Sijie a passé en commune populaire, est une merveilleuse déclaration d’amour à la littérature. Autorisé à tourner en Chine en 2002, ironie de l’histoire, dans la province natale de Mao, le Hunan, Dai Sijie a vu son film distribué dans son pays d’origine contre quelques coupures de la censure.

Le grand oral de Dai Sijie va être l’occasion de mieux comprendre l’évolution culturelle de la Chine depuis près de 50 ans. Il est organisé en partenariat avec le 24ème Festival international du Film d’Histoire de Pessac dont Sciences Po Bordeaux est partenaire dès l’origine.

Grand oral de Jean-Louis Étienne

05/12/2013 | 17h00-19h00

Jean-Louis Etienne se situe dans la grande tradition des explorateurs polaires dont Paul-Emile Victor est la figure emblématique. Un an avant le grand départ de son expédition « Polar Pod » (une année entière de dérive dans le courant Circumpolaire dans l'océan Antarctique), il revient sur ses exploits et ses projets scientifiques.

En partenariat particulier avec le Crédit Mutuel du Sud Ouest, soutien des « Rencontres Sciences Po / Sud Ouest » depuis septembre 2012, le grand oral de Jean-Louis Etienne va représenter une occasion exceptionnelle, pour les étudiants de Sciences Po Bordeaux, le public des « Rencontres » et les administrateurs du CMSO conviés tout spécialement, de mesurer, très concrètement, les transformations de notre planète qui se manifestent plus spécialement aux pôles Nord et Sud.

Jean-Louis Etienne, médecin du sport, nutritionniste, explorateur mondialement connu, né en 1946 dans le Tarn, a commencé à naviguer avec Eric Tabarly. En 1986 il est le premier homme à atteindre le pôle Nord en solitaire, tirant lui-même son traineau pendant 63 jours. En 1989, co-leader de l’expédition Transantarctica il réalise la plus longue traversée du continent en traineaux à chiens : 6300 kilomètres. En 1991-1992 à bord du voilier polaire Antarctica il navigue pendant trois mois entre la Patagonie, la Géorgie du Sud et l’Antarctique. On le retrouve en 2002 avec le Polar Observer dans une étude sur la banquise du pôle Nord soumise au réchauffement climatique. Son futur projet « Polar Pod » est extraordinaire. Il compte dériver autour du continent Antarctique pendant toute une année, dans un engin très particulier tenant à la fois du « bouchon flotteur géant» et de « l’éolienne off-shore ». Le Polar Pod mesurera une centaine de mètres de haut, dont seulement 19 mètres au-dessus des vagues, pèsera 720 tonnes, embarquera 7 personnes et sera à énergie positive. Il est conçu pour résister aux vagues des Cinquantièmes hurlants…

Amateurs d’émotions fortes et passionnés d’environnement, de climatologie, de protection de la nature : rendez-vous au grand oral de Jean-Louis Etienne, pour un grand bol d’air… frais, de deux heures !

Alain Juppé face à Vincent Feltesse

23/01/2014 | 17h00-19h00

Municipales Bordeaux 2014 : débat Alain Juppé - Vincent Feltesse

L’un des deux grands débats opposant Alain Juppé, maire de Bordeaux, ancien premier ministre à Vincent Feltesse, député de la Gironde, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, est organisé à Sciences Po Bordeaux dans le cadre des « Rencontres Sciences Po / Sud Ouest », en partenariat avec TV7 Bordeaux. Pendant deux heures A. Juppé, maire de Bordeaux, élu pour la première fois en 1995, réélu en 2001, 2006 et 2008 et V. Feltesse, maire de Blanquefort de 2001 à 2012, président de la CUB depuis 2008, candidats au fauteuil de maire de Bordeaux et de président de la Communauté urbaine, vont exposer leur vision de la ville et de l’agglomération pour la période 2014-2020. À n’en point douter ce débat s’annonce comme un des temps fort de la campagne municipale qui entre dans sa dernière ligne droite à ce moment-là, à 60 jours du premier tour des élections municipales prévu le 23 mars 2014.

Grand oral de Natalie Dessay

31/01/2014 | 14h00-16h00

Exceptionnelle : une « Rencontre » un vendredi, à 14h00 ! Avec une personnalité extraordinaire aussi bien au plan personnel que par son expression artistique : la grande Natalie Dessay !

Natalie Dessay a grandi près de Bordeaux, à Saint-Médard-en-Jalles. Si son prénom ne porte pas de « h » après le « t » c’est en hommage à la grande Natalie Wood, l’inoubliable « Prisonnière du désert » et l’époustouflante « Maria » de « West Side Story ».

Natalie Dessay est une cantatrice hors-norme qui a réalisé une carrière internationale tout à fait exceptionnelle. Elle a reçu de très nombreuses distinctions : six fois lauréates des « Victoires de la musique » ; prix « in honorem » de l’Académie Charles-Cros pour l’ensemble de sa carrière en 2008 ; Österreichische Kammersängerin en 2010 pour son interprétation du rôle d’Amina dans l’opéra de Bellini « La sonnanbula ». Natalie Dessay s’est produite sur toutes les plus grandes scènes du monde. Son jeu scénique est aussi remarquable que sa voix puisqu’elle a obtenu, en mars 2008, le prix Laurence Olivier (consacré au théâtre) pour son interprétation de Marie, « la Fille du Régiment », au Covent Garden de Londres en février 2007. Elle va interpréter de manière inoubliable des rôles aussi divers que Pamina dans « La flûte enchantée », Manon de Jules Massenet, Juliette dans le « Roméo et Juliette » de Charles Gounod, et celui de Lucia dans le très difficile  « Lucia di Lammermoor » de Donizetti. Depuis deux ans Natalie Dessay se lance dans une toute autre carrière puisqu’on la retrouve avec le Quatuor Ebène, Fanny Ardant, Luz Casal, Stacey Kent et Richard Héry dans « Fiction » (Virgin Classics, 2010) mais aussi dans « Docteur Tom ou la liberté en cavale », la bande originale du conte musical de Franck Langolff avec Vanessa Paradis, Thomas Dutronc, etc. Sa dernière création, « Entre elle et lui » avec Michel Legrand (Erato, octobre 2013) reprend les quelques représentations qu’elle a données en 2011 et 2012 avec l’auteur des « Demoiselles de Rocherfort » et de « Peau d’âne ». Tous les deux revisitent 60 ans de compositions du maître pour le 7ème Art ainsi que les airs de Jacques Demy, Alan et Marylin Bergman, Claude Nougaro, Eddy Marnay.

« Exceptionnel » vous dit-on ! 

Table ronde "Injustices et inégalités en France : perceptions et réalité"

06/02/2014 | 17h00-19h00

Quel est l'état des lieux réel des inégalités en France aujourd'hui ? De quelles injustices est-il porteur ? Comment sont perçues injustices et inégalités dans tous les domaines de la vie sociale ? Cette table ronde fera en sorte de répondre à ces questions... Et à nombre d'autres.

Les différents invités à débattre dans la table ronde consacrée aux « Injustices et aux inégalités en France » vont avoir une tâche extrêmement difficile... Celle de la nécessaire concision tant le sujet est vaste et tant à le devenir de plus en plus. Preuve, s’il en était besoin, du développement régulier voire parfois exponentiel des inégalités dans notre pays, selon que l’on observe tel ou tel domaine.

Participants : Laurent DAVEZIES [Professeur au CNAM,titulaire de la chaire « Économie et développement des territoires »], François DUBET [Professeur de sociologie à l’Université de Bordeaux, Directeur d’études à l’EHESS, Chercheur au Centre Émile Durkheim], Hélène PÉRIVIER [Économiste et chercheure à l’OFCE et Coresponsable du Programme PRESAGE], Christophe RAMAUX [Centre d’Économie de la Sorbonne, Maître de Conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne].

Grand oral de Bernard Cazeneuve

20/02/2014 | 16h00-18h00

Bernard Cazeneuve, quand il était étudiant à Sciences Po Bordeaux entre 1982 et 1985, n’aimait rien tant qu’imiter Jacques Chaban-Delmas. Excellemment rapportent les témoins de l’époque. Il faut croire que cette aptitude ne nuit pas pour s’exercer soi-même à l’art de la politique.

Bernard Cazeneuve, après avoir occupé plusieurs postes de collaborateur de cabinet entre 1991 et 1993, a entamé une carrière d’élu local dans le département de la Manche, à partir de 1994. Proche de Laurent Fabius, il est élu conseiller général puis maire d’Octeville en 1995 avant de réunifier sa ville avec Cherbourg et devenir maire de Cherbourg-Octeville aux municipales de 2001. En juin 1997, à la faveur de la dissolution de l’Assemblée nationale, il est élu député de la Manche. Bernard Cazeneuve, bien que jeune député, va mener une intense activité parlementaire et se fait remarquer en particulier pour le rapport qu’il rend avec son collègue girondin Pierre Brana, en décembre 1998, sur le rôle de la France dans le génocide rwandais d’avril 1994. Battu à la députation en 2002, il retrouve son siège de parlementaire de la Manche en 2007 et s’implique alors personnellement dans le dossier de l’attentat de Karachi. Il publie sur cette affaire « L’enquête impossible » (Calmann-Levy). Porte-parole de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, très apprécié pour son calme, sa rigueur et la précision de sa parole, il est nommé ministre délégué aux Affaires européennes en mai 2012 et ministre du Budget en mars 2013. Il a, depuis lors, la lourde charge des finances françaises.

« Vaste programme » aurait dit le général de Gaulle (que Bernard Cazeneuve imitait aussi dans sa jeunesse étudiante… à Sciences Po Bordeaux !).

Grand oral de François Fillon

06/03/2014 | 17h00-19h00

François Fillon est le dixième premier ministre sur les vingt que compte la Cinquième République depuis sa création, ancien ou en exercice, à subir l'épreuve du grand oral des « Rencontres Sciences Po / Sud Ouest ».

Né le 4 mars 1954 au Mans (72), François Fillon a été le benjamin de l’Assemblée nationale en juin 1981 après sa première élection, d’extrême justesse, dans la 4ème circonscription de la Sarthe avec 50,14% des voix.

Assistant parlementaire de Joël Le Theule, ministre de la Défense au moment sa disparition brutale, le 14 décembre 1980, François Fillon va s’inscrire dans la trajectoire politique de son premier « patron », de la mairie de Sablé-sur-Sarthe à la députation en passant par la présidence du conseil général de la Sarthe et celle du conseil régional des Pays de la Loire.

Seul premier ministre du président Sarkozy, de mai 2007 à mai 2012, après avoir eu la charge de plusieurs portefeuilles ministériels dont le premier alors qu’il avait moins de 40 ans, François Fillon ne cache absolument plus son projet pour l’élection présidentielle de 2017. Cette ambition affichée et revendiquée faisant suite à l’épisode compliqué de l’élection du président de l’UMP à l’automne 2012 qui l’a vu s’opposer frontalement à son concurrent Jean-François Copé le place désormais en rivalité directe avec celui dont il fut le premier ministre pendant cinq ans et qui le désigna même comme son « collaborateur ».

François Fillon est un homme désormais totalement libre qui entend, en fervent gaulliste, faire en sorte de vérifier, une fois de plus, si l’élection présidentielle est bien la rencontre d’un destin personnel et d’un peuple d’électeurs…

Grand oral de Bernard Stiegler

13/03/2014 | 17h00-19h00

Bernard Stiegler est directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation (IRI) qu'il a créé au Centre Georges Pompidou en 2006. Ce philosophe qui a soutenu sa thèse sous la direction de Jacques Derrida, en 1993, est un spécialiste des effets de la technique sur la société contemporaine.

Intéressé très tôt par l’informatique, dès le début des années 70, Bernard Stiegler, jeune adhérent au Parti Communiste Français à l’âge de 16 ans en 1968, va militer jusqu’en 1976 en vivant de petits boulots puisqu’il a quitté l’école en classe de seconde pour grimper sur les barricades. Il crée un bistrot de jazz à Toulouse mais il doit cesser son activité en 1976 et commence alors une très courte « carrière » de braqueur de banques qui va lui valoir, en étant arrêté à sa quatrième tentative, cinq ans de réclusion criminelle. En prison il reprend ses études et s’inscrit en philosophie par correspondance à l’Université Toulouse II-Le Mirail. À sa sortie de détention il va occuper de nombreuses fonctions entre le commissariat d’expositions, l’enseignement, la recherche, dont la direction générale du prestigieux IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique) au Centre-Pompidou jusqu’en 2005. Auteur, seul ou en collaboration, d’une trentaine d’ouvrages dont les trois tomes référentiels « La technique et le temps », et un petit ouvrage à relire : « Aimer, s’aimer, nous aimer : du 11 septembre au 21 avril » publié en 2003, Bernard Stiegler est un philosophe mondialement connu, spécialiste des rapports entre la technique et la société, président du groupe de réflexion Ars Industrialis créé en 2005, penseur de la mondialisation qui a aussi écrit sur l’Europe (« Constituer l’Europe », Tomes 1 & 2, 2005). Loin d’être inutile à deux mois des élections européennes où il ne sera peut-être pas vraiment question d’Europe justement…

Rencontre délocalisée à La Rochelle : la question du patrimoine

03/04/2014 | Toute la journée

Chaque année les « Rencontres » se délocalisent sur une partie du territoire de la zone de diffusion du quotidien régional. Au menu, en 2014 : La Rochelle et la question du patrimoine.

Si proche et si différente de Bordeaux, La Rochelle, ville chargée d’histoires, a su conserver son patrimoine architectural intact sans, pour autant, devenir une ville-musée où le temps aurait suspendu son cours entre la baie de Port-Neuf et le phare du Bout du monde. Considérée comme un véritable laboratoire d’expérimentations urbaines à l’époque de Michel Crépeau député-maire emblématique entre 1971 et 1999, La Rochelle a toujours su marier innovations et traditions.

La visite de la capitale de l’Aunis, préfecture de la Charente-Maritime s’accompagnera d’une série de rencontres avec quelques responsables du patrimoine charentais et rochelais pour mieux mesurer les enjeux touristiques, économiques, sociaux et culturels d’un patrimoine exceptionnel qu’il faut non seulement préserver et valoriser mais aussi adapter aux contraintes de la modernité.

Table ronde "Pourquoi commémorer 14-18 ?"

 17/04/2014 | 17h00-19h00

Traditionnellement, la dernière séance des «Rencontres» coïncide avec la Fête annuelle des associations étudiantes. Elle commencera à 12h30 comme chaque année. La dernière «Rencontre», à 17h00, sera une table ronde intitulée : «Pourquoi commémorer 14-18 ?»

L’année 2014 est celle du centenaire du déclenchement du premier conflit mondial.

Désormais tous les historiens travaillant sur l’ensemble des belligérants, toutes nationalités confondues, s’accordent à considérer la « guerre de 14-18 » comme fondatrice du XXème siècle dans sa dimension politique, géopolitique, culturelle, sociale et économique voire scientifique.

 

Pour autant, au-delà de ce constat, de nombreuses questions existent à propos de la commémoration de la première guerre mondiale : qu’en est-il du sentiment national dans l’Europe des années 2010 ? quid de la réconciliation franco-allemande un siècle après cette deuxième guerre entre les deux Etats ? comment ont été considérés tous les combattants originaires des colonies des empires français et britanniques ? comment enseigner l’histoire des guerres à l’école ? qu’en est-il de la micro-histoire en matière d’historiographie des conflits ? comment se sont opérés les processus de mobilisation des peuples ? quelles résistances, quels refus des combats et de la « boucherie » ont été manifestés ? Cette table ronde sur 14-18 est organisée en partenariat avec la mission du Centenaire.

Participants : John HORNE [Professeur d'Histoire contemporaine européenne à Trinity College Dublin, membre du Centre de Recherche Internationale de l'Historial de la Grande Guerre, Péronne], Élise JULIEN [Maître de conférences en Histoire contemporaine à Sciences Po Lille, chercheuse à l’IRHiS], Nicolas OFFENSTADT [Agrégé et Docteur en Histoire, Maître de Conférences habilité d’Histoire du Moyen-Âge à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne], Jakob VOGEL [Professeur d’Histoire de l’Europe (XIXe et XXe siècles) au Centre d’Histoire de Sciences Po Paris].

En partenariat avec la librairie Mollat.

Rencontres Sciences Po / Sud Ouest 2012/2013

Consultez les archives et vidéos des Rencontres Sciences Po / Sud Ouest de la saison 2012/2013.

Grand oral de Nathalie Kosciusko-Morizet

18 octobre 2012 | 17h - 19h | Sciences Po Bordeaux

Nathalie Kosciusko-Morizet, polytechnicienne (X-92)a été membre du gouvernement de juin 2007 à février 2012. A cette date elle devient porte-parole du « président-candidat », Nicolas Sarkozy.

Nathalie Kosciusko-Morizet (prononcer NKM) est, actuellement, députée de l’Essonne (4e circonscription). Ancienne élève de l’École Polytechnique elle est également Ingénieure du Génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) et est une des premières spécialistes des questions environnementales au sein de l’UMP (sa spécialité à Polytechnique était la biologie). Secrétaire d’État puis ministre du 19 juin 2007 au 22 février 2012, son dernier portefeuille ministériel était celui de « L’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement ». Issue d’une grande famille politique, son arrière-grand-père fut maire de Boulogne-Billancourt (1919–1942) et l’un des fondateurs de la SFIC (Section française de l’internationale communiste) en décembre 1920 avant d’être exclu par le Komintern en 1923 en même temps que le tout premier secrétaire général, P.O Frossard pour les mêmes raisons : appartenance au Grand-Orient. Le grand-père de NKM, Jacques Kosciusko-Morizet, résistant, a été un des grands ambassadeurs de France dans les années 60-70 (en poste à Washington de 1972-1977) et maire gaulliste (RPR puis UMP) de Saint-Nom-la-Bretêche. Le père de Nathalie Kosciusko-Morizet, François (lui-même « X-Pont ») est maire de Sèvres depuis 1995. Elle a été élue, pour sa part, maire de Longjumeau (Essonne) en 2008. NKM a souhaité présenter, récemment, sa candidature à la présidence de l’UMP. N’ayant pas obtenu les 7924 parrainages nécessaires, elle a renoncé le 18 septembre. Animant la sensibilité « La France droite » au sein de l’UMP, Madame Kosciusko-Morizet, bien que porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de la dernière campagne présidentielle, a marqué très publiquement ses différences avec la « ligne Patrick Buisson » synonyme d’une « droitisation marquée » du discours politique de l’UMP. Désormais spectatrice du duel « Fillon-Copé », elle a mis en garde contre « un excès de testotérone qui pourrait stériliser le débat » entre les deux prétendants à la présidence du mouvement.

Grand oral d'Amos Gitaï

21/11/2012 | 17h00-19h00

Plus de 40 films, fictions et documentaires, réalisés en 38 ans par le plus célèbre des cinéastes israéliens, Amos Gitaï. Au cinéma Jean-Eustache, en partenariat avec le Festival du Film d'Histoire de Pessac.

L’oeuvre d’Amos Gitaï est absolument considérable. On estime à près de 80 le nombre de ses productions : films évidemment, mais aussi installations, vidéos, livres, performances artistiques, etc. En octobre 1973, il est mobilisé pour la Guerre du Kippour et réalise ses premières images sur une caméra super 8, en tant que secouriste dans une unité d’hélicoptères.

Amos Gitaï est l’héritier de l’esprit culturel de la Mitteleuropa qui a été un des courants majeurs dans la fondation d’Israël. Son père, Munio Weinraub, l’un des grands architectes du Bauhaus fuit le nazisme en 1933 et s’installe en Palestine. Sa mère, Efratia Gitaï, née en Israël, est une enseignante non religieuse des textes bibliques. Enfant de la première génération d’Israël, né deux ans après l’Indépendance, Amos Gitaï est un « Sabra » qui a, pour partie, étudié sur le campus de Berkeley au début des années 70. Critique envers la politique de son pays, épris d’esthétisme, citoyen du monde, Amos Gitaï qui vit entre Haïfa et Paris, a vu entre 1999 et 2011 sept de ses films présentés en sélections officielles au Festival de Cannes et à la Mostra de Venise. Depuis son premier documentaire ("House", 1980) et ses principaux films ("Kaddosh", 1999 ; "Kippour ", 2000 et "Plus tard tu comprendras",  2008), Amos Gitaï a fait tourner et jouer les plus grands artistes comme Juliette Binoche, Jeanne Moreau, Natalie Portman, Yael Abecassis, Sam Fuller, Hanna Schygulla, Annie Lennox ou encore Barbara Hendricks et Lea Seydoux. Il a également multiplié les expositions au Centre Pompidou, au MoMA et même à la Base sous-marine de Bordeaux.

Grand oral exceptionnel qui aura lieu dans la grande salle du cinéma Jean-Eustache, à Pessac, dans le cadre du partenariat habituel avec le Festival international du Film d’Histoire de Pessac dont la 23e édition est consacrée, cette année, aux années 70.

Grand oral d'André Brahic

06/12/2012 | 17h00-19h00

Grâce à lui Saturne n'est plus la seule planète du système solaire à posséder des anneaux. Neptune a les siens depuis qu'André Brahic, l'un des astrophysiciens français les plus connus au monde, les a découverts en 1984.

 André Brahic a donné les noms de « Liberté, Egalité, Fraternité » à trois des quatre arcs du dernier anneau de Neptune quand ils les a découverts en compagnie de son collègue américain William Hubbard, cinq ans avant que la sonde Voyager, en 1989, ne confirme leur existence. Cet hommage à la devise nationale dit beaucoup de la personnalité et des valeurs de ce grand astronome et physicien français. Né le 30 novembre 1942 à Paris, directeur depuis 1978 du laboratoire « Gamma-gravitation », professeur d’astrophysique à l’université Paris VII, André Brahic est également membre du Commissariat à l’énergie atomique. Ses travaux, mondialement connus, portent sur les supernovae, la théorie du chaos, la dynamique des galaxies. Membre de l’équipe internationale qui a élaboré la sonde Cassini lancée en 1997 chargée d’explorée Saturne entre 2004 et 2019 il a été lauréat de très nombreux prix internationaux (Carl-Sagan aux USA en 2000 ; Jean-Perrin, France 2007). André Brahic est aussi un merveilleux vulgarisateur et passeur de science. « Se tenir sur les épaules de Darwin, sur les épaules des géants pour voir plus loin » dit Jean-Claude Ameisen, autre grand scientifique. Avec André  Brahic, à l’évidence, notre regard va pouvoir se porter très loin… bien au-delà de notre galaxie. Et puis, il n’est pas donné tous les jours d’écouter pendant deux heures une personnalité dont le nom a été donné à un astéroïde. C’est le cas du professeur Brahic dont le patronyme a été attribué en 1990 à l’astéroïde 3488 !

Grand oral de Gilles Kepel

24/01/2013 | 17h00-19h00

L'un des plus éminents spécialistes français du Moyen-Orient mais aussi du monde arabo-musulman, Gilles Kepel, présente ses derniers travaux, portant entre autres sujets, sur la banlieue.

 Nommé depuis mars 2012 au Conseil économique, social et environnemental en qualité de personnalité associée, membre de l’Institut universitaire de France, professeur de science politique, Gilles Kepel est directeur de la chaire « Moyen-Orient / Méditerranée » à Sciences Po Paris. Il s’est fait connaître dès son premier ouvrage publié il y a 28 ans et consacré à l’Egypte (« Le Prophète et le Pharaon / Les mouvements islamistes dans l'Égypte de Sadate », 1984). Gilles Kepel n’a pas seulement exploré les subtilités et les arcanes de « l’Orient compliqué », il a aussi, à plusieurs reprises, conduit ses recherches en France. Dès 1987 il publie « Les Banlieues de l'Islam. Naissance d'une religion en France » et revisite le terrain de la banlieue en 2012 pour le compte de l’Institut Montaigne en coordonnant l’édition, après plus d’une année d’observations avec une équipe de jeunes sociologues, de deux remarquables ouvrages : « Banlieue de la République : Société, politique et religion à Clichy-sous-Bois et Montfermeil » et « Quatre-vingt-treize ». Gilles Kepel, très souvent sollicité pour expliquer et décrypter certains événements de l’actualité la plus chaude, aura à coeur d’éclairer de son savoir un public soucieux de s’extraire des stéréotypes et des simplifications outrancières.

Michel Aglietta face à Augustin Landier : "La crise de la dette"

14/02/2013 | 17h00-19h00

Michel Aglietta face à Augustin Landier : la science économique en débat sur la question de la crise de la dette. Deux visions, deux analyses, deux opinions pour mieux comprendre.

 Michel Aglietta, polytechnicien (X59), professeur de sciences économiques à l’Université de Nanterre-Paris X, conseiller scientifique au CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales), a été le fondateur en 1976 de l’école de la régulation. Dans une œuvre considérable (près d’une vingtaine d’ouvrages) on mentionnera tout particulièrement « La violence de la monnaie » (1984) écrit avec André Orléan dans lequel les auteurs s’inspirent des travaux du philosophe René Girard sur la violence mimétique. À relire aujourd’hui pour mieux saisir les enjeux de la crise financière ! Face à Michel Aglietta, un jeune économiste : Augustin Landier. Professeur à la Toulouse School of Economics (depuis 2009), ancien élève de Normal Sup’, agrégé de mathématiques, il a soutenu sa thèse de doctorat au MIT (Massachusets Institute of Technology) avant d’enseigner à l’Université de Chicago et à l’Université de New-York. Augustin Landier a publié en 2007 avec Olivier Thesmar « Le grand méchant marché » dont l’un des objets majeurs est l’étude de l’antilibéralisme français. Augustin Landier, dans le prolongement de l’économiste français Jacques Rueff, défend l’option d’une économie libérale et considère que le capitalisme français est un « capitalisme sans capitalistes » dans lequel l’économie française est de plus en plus entre les mains de capitaux étrangers transformant les Français en rentiers, hostiles à l’initiative. Aglietta vs Landier : le débat sera forcément dense et argumenté, dans la grande tradition de la « dispute universitaire », en écoutant son interlocuteur pour le contredire (ou, parfois, l’approuver…) toujours avec talent.

Arcachon 2030, un paradis menacé ?

21/03/2013 | 15h00-17h00

« Arcachon 2030, un paradis menacé ? » : tel est le thème principal de la rencontre annuelle décentralisée sur le terrain. Cette année c'est le bassin d'Arcachon qui a été choisi.

De nombreuses personnalités du bassin d’Arcachon (le député-maire de la ville principale, Yves Foulon ; le présisent de la section régionale conchyliculture Arcachon Aquitaine, ostréiculteur, Olivier Laban ; le président du SYBARVAL, maire d’Arès, Jean-Guy Perrière) ; Claude Bonnet, vice-président de la SEPANSO - Gironde;  ainsi que Pierre Delfaud, professeur honoraire d’Economie à l’Université Montesquieu – Bordeaux IV), participeront à la table ronde consacrée à l’avenir d’une des zones géographiques les plus spécifiques d’Europe. Le bassin d’Arcachon sera confronté à de nombreux enjeux majeurs dans les vingt prochaines années. Il est donc essentiel d’en comprendre, dès maintenant, les ressorts et d’engager une réflexion sur les choix stratégiques environnementaux, économiques, sociaux, culturels, en un mot « politiques » qui devront être faits à court et à moyen terme.

Cette « Rencontre » se déroule en partenariat avec la ville d’Arcachon, au Palais des Congrès d'Arcachon, à partir de 15h00. (Entrée libre et gratuite).

Grand oral d'Alain Corbin

04/04/2013 | 17h00-19h00

Quels rapports entre « l'historicité des sensibilités » ; « la microhistoire » ; la vie d'un sabotier inconnu dans l'Orne du XIXème siècle ; l'odorat ; les vacances ? Alain Corbin, historien.

 Alain Corbin a eu comme professeur d’Histoire, à l’université de Caen, le grand helléniste et intellectuel engagé, Pierre Vidal-Naquet (qui a participé aux « Rencontres » peu de temps avant sa disparition en 2006). Professeur émérite à l’université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, Alain Corbin est un passionné d’Histoire, de toutes les histoires, des plus apparemment anecdotiques aux plus étonnantes. L’un de ses ouvrages les plus connus, qui a contribué à lui donner une place vraiment à part dans le paysage universitaire français, est intitulé « Le miasme et la jonquille » (1982). Alain Corbin y soutient la thèse que l’odorat est un « construit social » soulignant parfaitement que la relations aux « odeurs » varie en fonction des époques, des modes, du développement des sociétés. Mais Alain Corbin s’est également intéressé aux « cloches des villages », aux « rivages », aux « héros de l’Histoire de France » mais aussi, en 2011, avec Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello à « L’Histoire de la virilité » en trois volumes absolument remarquables. On mentionnera, précédemment à cette fresque, mais toujours dans cette même direction de recherche, celle de l’histoire des mœurs, de l’expression des corps et des sens,  la publication de « L’Harmonie des plaisirs. Les manières de jouir du siècle des Lumières à l’avènement de la sexologie » (2007). L’univers du sensible sera présent, incontestablement, dans ce grand oral original.

Prostitution : quelles politiques ?

18/04/2013 | 17h00-19h00

Traditionnellement, la dernière séance des « Rencontres » coïncide avec la Fête annuelle des associations étudiantes. Elle commencera à 12h30 comme chaque année. La dernière « Rencontre », à 17h, sera une table ronde intitulée : « Prostitution : quelles politiques ? »

Frédéric Bladou (chargé de mission actions communautaires à l’association AIDES) ; Martine Costes-Péplinski (essayiste, auteur de  "Nature, culture, guerre et prostitution", abolitionniste) ; Nancy Huston (écrivaine) ; Lilian Mathieu (directeur de recherche CNRS au Centre Max Weber de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon) et Morgane Merteuil (secrétaire générale du STRASS – Syndicat du Travail Sexuel) vont échanger et débattre de tous les aspects de la question de la prostitution. Table ronde en partenariat avec la Librairie Mollat.

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